Citations

des EXTRAITS D’ENTRETIENS

« Si le pouvoir impose son récit, nous devons rétorquer avec mille histoires alternatives.»
Wu Ming 1 et Wu Ming 2, interview parue sur Article XI, octobre 2010

« Nous sommes opaques pour les médias, transparents pour les lecteurs. »
Wu Ming 1 et Wu Ming 2, interview parue sur Article XI, octobre 2010

« [Les rencontres avec le public] ne sont pas seulement des présentations de livre mais aussi de véritables assemblées […]. C’est un moment déterminant pour nous, de vérification de notre travail, mais aussi de récolte de nouveaux points de départ et d’idées pour les romans et pour notre bulletin Giap.  »
Wu Ming 1, interview menée par Serge Quadruppani en juin 2006

« Nous croyons que forme et contenu ne peuvent être considérés séparément, mais dans le sens que le « comment » détermine le « quoi » : une histoire peut être racontée d’une infinité de manières diverses, et chaque fois, c’est toute une histoire différente.  »
Wu Ming 1, interview menée par Serge Quadruppani en juin 2006

de MOMODOU

« La femme qui vivait avec lui était sa sœur, va savoir pourquoi le journaliste ne l’écrit pas. »

« La femme n’a rien vu. Et puis, Ciaravolo, c’est une noire elle parle à peine l’italien. »

«C’est une Noire, elle parle à peine l’italien. Et lui aussi c’est un Noir, on la retourne comme on veut cette histoire. »

« N’est pas pénalement responsable l’officier ou sous-officier qui, à des fins d’accomplir le devoir de sa charge, fait usage ou ordonne de faire usage des armes ou de tout autre moyen de coercition physique. »

« Tajani lisse sa barbichette et réfléchit usage légitime des armes. »

« Tajani attrape la main du cadavre, la serre sur le manche du couteau. »

« Ils sont trois, le premier écrit, un autre pose les questions, d’un ton saccadé et d’une voix trop forte, comme quand quelqu’un doit expliquer quelque chose à un idiot. »

« Oui, appeler les carabiniers était une erreur. »

« Les Italiens sont tellement ignorants, pense Kati. C’est quoi comme pays la «Gamibie»? Un croisement entre la Gambie et la Namibie, probablement. C’est comme confondre la Vénétie et le Venezuela. »

de AMERICAN PARMIGIANO

 S’ils pouvaient le vendre comme « Parmigiano », on le trouverait même au pôle Sud. Mais c’est à nous, c’est nous qui l’avons inventé, putain. Qu’ils gardent leur Coca-Cola et leurs hot dogs ! »

« Ça fait un drôle d’effet de voir tout à coup étalé sous ses yeux l’objet de sa recherche et en même temps la confirmation d’une intuition. »

« Les Américains ne s’en sont pas aperçu parce qu’ils n’y connaissent rien en fromage. Leur héros national était un immigré italien! »

« Tout compte fait il n’est pas indispensable d’émigrer pour raconter le monde. »

« La chance sourit à notre cause, colonel. Partout surgissent des héros prêts à la défendre de leur vie. »

de GUERRE AUX HUMAINS

«  De l’eau potable pour se laver le cul : je ne connais pas d’injustice plus odieuse. »

« Théorème : Dans un petit village de mille habitants, doté d’une mairie, d’un cinéma et d’un distributeur de billets, le nombre de bar est toujours supérieur ou égal à trois. Un pour les vieux. Un avec un tabac. Un pour la racaille. »

« On Fait Crédit à Qui Lit »

« Les paroles vides m’effraient plus que les autres »

« La Grotte des ancêtres, cuisine troglodyte de première qualité. Établissement sélect installé dans une vraie caverne. Chauffage au bois. Mobilier en rondins. Éclairage aux torches. Deux-trois plats à des prix déraisonnables et serveurs vêtus de pagne. Menu enfant en fin de semaine. Cinquante sacs par tête, sans la boisson. Réservation recommandée.
[…]
Tu dois aaabsooooluuument y aller. Tu dois essayer la friture de sureau. Tu dois ramasser toi-même les ingrédients, parce que “c’est la saveur de tes mains qui fait un grand plat néandertalien”. »

Fréquenter une femme et conserver l’estime de soi est un dur défi. Ma nièce de dix ans ne fait pas exception.

Le confort ? La planète est en ruine. La masse des hommes mène une vie de désespoir tranquille. Cette caverne sera beaucoup plus accueillante que n’importe quel salon, encombré d’ennui et d’inustensiles à épousseter.

Et, en tout cas : je. Ne. Suis. Pas. Un. Ermite. J’aime me définir comme un “super – héros troglodyte”. Et voilà tout.

Le véritable âge de pierre, c’est cette époque de barbarie. En vivant dans une caverne, je démontrerai qu’on peut être heureux même sans maison ni travail, sans inustensiles à accumuler, sans soustraire aux autres et à la planète plus que le nécessaire.

«  Je voudrais te voir, à ne pas soustraire plus que le nécessaire. Les êtres humains sont programmés pour vouloir tout. – Et moi, je voudrais te voir, quand tu n’auras plus rien à vouloir, ni l’argent pour le vouloir, ni le temps pour y penser. Mieux vaut jeter un coup d’oeil au logiciel de l’espèce, avant que le matériel explose sous la surcharge.»

« Tigre contraint de sauter dans un cercle de feu : légal. Cerf abattu par traîtrise : légal. Chihuahua découpé en manteau de laine : légal. Rat bourré d’hormones : idem. Homme contre chien : armes égales, égale dignité. Une abomination. »

 

 

 

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Auteur : Francesca

Sono italiana, di Milano. Adoro viaggiare, curiosare, assaggiare.

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